Cor de chasse, fille de chasseur

Projet en cours

arthémis arthémis cordia cordia saturne saturne cerf cerf

Est-ce qu’une proie est une victime?
La guerre est-elle une chasse?
Chassez-vous?
Que chassez-vous?
Qu’est -ce qu’être une proie?
Qu’est-ce qu’« être en proie »?
Mangez-vous de la viande?
D’où vient-elle?
En êtes-vous sûr(e)?
Selon vous, la chasse est une activité culturelle ou primitive?
Est-ce que la chasse est soumise à une loi?
Quelle loi?
Le chasseur a-t-il peur?
Et la chasseresse?
En amour, êtes-vous chasseu(r)se ou chassé(e)?
Avez-vous déjà pris votre pied?
Qu’est-ce qu’une chasse gardée?
Le pouvoir est-il une partie de chasse?
Dans nos relations humaines, peut-on sortir de l’alternative chasseur(se)s /chassé(e)s?

Durée préssentie : 45min

Distribution

Conception/interprétation :
Chloé Sourbet
Collaboration artistique :
Laurent Bazin
Création lumière/régie générale:
Lucas Doyen

Solo chorégraphique et visuel pour une danseuse sur le thème de la chasse et de ses représentations. A travers des souvenirs de chasse et la figure du chasseur dans l’Histoire et l’imaginaire collectif, cette pièce questionne la place de l’art cynégétique dans la civilisation moderne. La chasse serait-elle un modèle relationnel en mesure d'éclairer notre société? Que peut-elle nous apprendre sur la construction du féminin et du masculin?

NOTE D'INTENTION

Je suis petite fille, fille de chasseurs. La chasse est pour moi un monde équivoque. Ténébreux. Sensible. Parfois inquiétant. Elle est un héritage familial, une histoire intime. Une affaire d’hommes, un regard de femmes. Lorsqu’il m’arrive de parler de chasse, les discussions s’animent, et très vite je me sens censurée. La chasse ne laisserait-elle pas entrevoir une animalité que l’Homme civilisé n’a cessé de rejeter ou de vouloir mettre à distance? Pourtant le langage de la chasse s’est disséminé dans nos pratiques sociales : on appâte les consommateurs ; on traque sur internet les meilleurs plans, on se guette sur les réseaux sociaux. On fait appel à des chasseurs de têtes pour bâtir nos entreprises, on cumule les trophées, on tend des pièges à nos concurrents ou on se fait prendre au filet d’une rumeur ; et le samedi soir, sur la piste de danse...on part en chasse.
De ces débats, de cette tendresse ambivalente, est né un désir de recherche sur la chasse et ses enjeux sociétaux. Elle est devenue un terrain pour observer et penser la bête humaine, et s’est révélée être un véritable foyer d’invention chorégraphique et visuelle. A partir de fragments intimes de mes expériences de chasse, de recherche iconographiques et sociologiques, Cor de chasse, fille de chasseur met en regard la frontière chasseur/proie dans les rapports sociaux contemporains.


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